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PS PLURIEL nCahier 1
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20 avril 2008 nConfidences pour mes amis Socialistes
8 mars 2008 nA propos du PS
Parti Socialiste nCinquième déclaration de principes du Parti socialiste en un siècle (Page 1/2) Le Messager
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| PS PLURIELgArticle n°52.1g11:06g12/07/08gEditeur : Le Messager Commenter l'article: 52 g 1 commentaire(s) g Lire les commentaires
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Parti Socialiste
| Le P.S. en butte aux « coalisés de l’immobilisme » Le spectacle que donne
présentement le PS, mon parti, est désastreux, son discours est inaudible dans sa globalité et ses
dirigeants éparpillés en rivalités cacophoniques : éléphants qui pointent leurs trompes, même en
hibernation à Washington, Rouen, voire à l’ïle de Ré, éléphanteaux occupés à se modeler un profil
d’avenir …, sous-éléphanteaux s’évertuant en tractations discrètes à ciseler d’hypothétiques
alliances, C’est ainsi que se bousculent au portillon de la rue de Solférino une dizaine de «
candidats-chefs » potentiels …
_______________ "Le clavier en liberté" .. de Gérard Denecker
___________
... Il est
évidemment rude de s’exprimer en ces termes, je le reconnais, mais plutôt que de céder à
l’hypocrisie, mieux vaut s’armer de courage et dire les choses telles qu’on les voit. C’est
indiscutablement plus vivifiant que la pratique acerbe et sournoise de la petite critique assassine
qui a sévi tout au long de la campagne interne au PS en 2006 et qui lui a fait tant de mal
!
Et voilà que ça recommence ! Au moment où le pouvoir patine, où la popularité du
Président est au plus bas, au moment surtout où les Français souffrent, voient s’effriter leur
niveau de vie et remettre en question la qualité du pacte social ! Résultat : il n’est pas une
enquête qui ne souligne le peu de considération et la « déconfiance » qui se manifeste à notre
égard, à nous, socialistes … Il n’est pas une enquête non plus qui, au fil de nos tergiversations,
ne valorise par nos carences une gauche extrême pourtant éloignée de toute perspective
gouvernementale …
Ainsi nous voilà repartis, comme à l’habitude, en de multiples «
contributions » dans la longue préparation d’un congrès traditionnel. Des centaines de pages vont
inonder les boites à lettres des militants que la grande majorité, comme à l’habitude, ne prendra
pas la peine de lire … Des contributions dont chacun a bien compris qu’elles émanent de quelques
chefs, sont contrôlées par eux et n’ont pour but que de participer aux tractations d’alliances
entre ces mêmes chefs au congrès … Les militants n’auraient leur mot à dire que pour approuver et
pour suivre, ils ne seraient que le « vulgum pecus » …
Je connais la musique depuis 37
ans, depuis Epinay, dont j’étais co-participant ( 1 ) et acteur à ma mesure : c’était formidable,
l’esprit de rénovation soufflait et l’espoir se faisait jour de voir la gauche enfin accéder au
pouvoir ! La pratique de la proportionnelle alimentait un débat riche entre les « courants de
pensée », acteurs vivants de démocratie.
"Crise à la fois de
fonctionnement et de perspectives"
Mais avec le temps, les-dits courants de pensée sont devenus tendances,
lesquelles se sont progressivement mues en clans et, la présidentialisation du régime aidant, les
clans ont été pris en mains par les « éléphants », trompes en l’air vers l’Elysée … Le cycle
d’Epinay, si novateur en ses débuts, s’est progressivement délité au point d’être à bout de souffle
… Il est miné par les rivalités d’ égo et de clans …
Il me paraîtrait avisé, en la
circonstance, de procéder à un bref retour sur notre histoire qui ne peut être qu’éclairant : le
parti socialiste, depuis qu’il existe et tout au long du XXème siècle , a connu quatre grands
cycles de vie : 1905-1920, 1920-1940, 1945-1971, 1971-2008, cycles riches en différences. Entre
chacun de ces cycles, des évènements forts sont intervenus, qui ont à chaque fois bousculé
fondamentalement la vie et le fonctionnement du parti : la scission et le congrès de Tours en
1920, la guerre 40-45, la décadence et la disparition de la SFIO en 1969. Chaque fois a été tirée
la leçon de l’échec ou de la crise.
Nous avons connu en 2002 un premier signe fort,
annonciateur de la fin du cycle d’Epinay : c’était l’effondrement du Premier Ministre socialiste en
place, avec la double humiliation d’avoir à s’effacer derrière Le Pen et à appeler à voter au 2éme
tour pour le candidat des droites ! Un deuxième a suivi peu après avec la crise que nous avons
traversée en 2005 et notre incapacité à défendre ensemble dans l’unité le choix démocratique que
nous avions fait sur la constitution européenne. Oui, le cycle d’Epinay s’achève, hélas, dans une
crise à la fois de fonctionnement et de perspectives.
N’y aurait-t-il pas de notre part
une collective hypocrisie à refuser de voir cette réalité en face ? Et pourtant seule une mutation
forte nous ferait d’évidence déboucher sur un nouveau cycle. Je ne suis, à mon âge, un
inconditionnel de personne et je reconnais ne pas être en accord sur tout ce qu’elle déclare avec
Ségolène Royal ; mais elle me paraît la seule qui ait le courage et l’audace de voir les réalités
en face, de remettre en question nos habitudes de facilité, la seule qui ait vraiment la volonté
chevillée au corps de rénover notre vieille maison !
Je respecte, bien sûr, celles et ceux
qui s’expriment en de multiples contributions, mais je suis obligé de reconnaître que leurs
hésitations, leurs tergiversations face à une mutation aussi nécessaire que profonde du PS tendent
à faire d’eux, ou malgré eux, des « coalisés de l’immobilisme » : il ne faut rien toucher à
l’essentiel et surtout pas aux habitudes, juste se limiter à un ravalement de façade… Peut-on
encore prendre les mêmes et recommencer ? Peut-on garder les mêmes tendances, les mêmes clans, les
mêmes éléphants et accepter que ce soit par leur canal, par des compromis entre eux, que l’on
réalise un congrès novateur ? Quel abracadabrantesque scénario !
"Le clanisme qui nous asphyxie "
Dans un contexte où le débat démocratique est obéré par le fait que nous
avons depuis 18 mois une gauche sans tête, tandis que s’accélère la présidentialisation du régime.
Face à Sarkozy, il n’y a pas de leader, mais la cacophonie … La gauche est à la fois en mal de
leadership et réticente à l’idée de leadership, résurgence pour elle de vieux tabous ! Pourtant si
nous avions eu le bon sens de confirmer le leadership que nous nous avions démocratiquement accordé
à Ségolène Royal, plutôt que de régler à nouveau des comptes, de gaspiller les énergies à coaliser
les clans contre elle, et encore une fois tout remettre en chantier, nous n’en serions pas là
aujourd’hui. Alors, on est en droit de se poser la question : la priorité à accorder au leadership
ne serait-elle pas la meilleure façon de rompre avec le clanisme qui nous asphyxie
?
Imaginons que le congrès de Reims penche en faveur des «coalisés de l’immobilisme». Qui
pourrait croire en ce cas que le programme qui en résulterait serait autre chose que la résultante
d’un mauvais compromis entre les clans et les rivalités idéologiques traditionnelles et souvent
antagonistes ? Pour imaginer un nouveau programme capable d’affronter les dures réalités
d’aujourd’hui, il reviendrait au nouveau leader de se placer au dessus des clans et d’avoir
autorité pour cela..Ce qui lui donnerait les moyens de répondre aux nouveaux défis qui nous sont
posés pour sauvegarder notre pacte social tout en le réformant et pour redynamiser notre recherche
et notre économie. Là encore, il faudra du courage, de la volonté, de l’audace.
La gauche de demain, je ne la vois revenir au pouvoir que
profondément renouvelée, à la condition qu’elle soit généreuse dans sa volonté et dans ses choix.
Encore faudrait-il que nous, militants socialistes, ayions préalablement sonné la fin de
l’hégémonie claniste et pris sur nous de remettre en chantier notre vieille maison, c’est d’abord
notre parti et c’est en conséquence notre devoir militant.
Gérard Denecker
| - 1 - Venant du PSU, je
suis entré au nouveau parti socialiste en 1969 aux côtés d’Alain Savary et Pierre Beregovoy, puis
j’ai rejoint logiquement le regroupement élargi à Epinay, où j’ai été élu au Comité Directeur
national. |
- "L’homme libre est celui qui n’a pas peur d’aller jusqu’au bout de sa pensée".- Léon
Blum
Edité par Le Messager, le 12/07/08 à 11:16 | Commenter l'article52 g 1 commentaire(s)g Lire les commentaires
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>> Association
Sciences et Techniques
Journal Officiel du 14 juin 2003

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