Bienvenue sur omnigauche.com
LIBRES PROPOS nCahier 1
Libre propos. Par JeanG nUn État de droit démocratique. Voire ? ! Le Messager La crise nCe qui ne marche pas et, ce qui a marché @JeanG L'Internet en question n10 bonnes raisons de dire NON à la loi Hadopi ! Le Messager Non à la ratification .. nDu traité refusé par les Français !
L'ITINERANT : Premier hebdomadaire de lutte contre la misère et la pauvreté . Journal de partage, de solidarité, d’entraide
nL'édito : « VIEL AN NEUF» Rodolphe Clauteaux. Conte de Noël 2007 nNOËL NOUS CHANTE UN AIR DE PAIX ! Gérard Dénecker MONDIALISATION ET DEMOCRATIE (suite) nLE SPECTRE ALBANAIS - JeanG Libre Propos: Mondialisation et démocratie nProtéger le marché et, établir des règles communes
LIBRE PROPOS : SUR L'EUROPE ... (1/2) nMa part de l'essentiel Parole de lecteurs LIBRE PROPOS : SUR L'EUROPE ... (2/2) nPour tout homme politique sérieux... Parole de lecteurs 1650 euros d'augmentation de pouvoir d'achat supplémentaire nLes assurés pris en otages
Les attentats à la bombe annoncés au nom d’Allah et de Mahomet et la bombe de la caricature nQuand la caricature … s’inspire des kamikazes !
Cahiers parus dans la rubrique : .LIBRES PROPOS n 1n 2n 3n 4n 5Chaque cahier archivé contient 12 articles de cette rubrique
| LIBRES PROPOSgArticle n°58.1g13:04g14/05/09gEditeur : Le Messager Commenter l'article: 58 g 7 commentaire(s) g Lire les commentaires
|
Libre propos. Par JeanG
| Un État de droit démocratique. Voire ? ! Salut à toutes et tous,
En cette période de forte tension sociale, au moindre
dérapage d’une manifestation, ou lorsque des salariés poussés à bout “séquestrent” des cadres ou
des patrons, nos politiciens au pouvoir nous assènent, l’État de droit démocratique ! et, ils le
font quel que soit leur bord du moment qu’ils sont au pouvoir ; actuellement ce sont des
politiciens de droite mais, nous avons connu un gouvernement socialiste utilisant des canons à eau
contre des infirmières qui avaient le front de faire un sit-in devant leur ministère de tutelle.
Ces choses là, disent-ils, ne se font pas dans un État de droit démocratique ! Les conflits doivent
se régler par la concertation, dans le cadre de la loi.
Nous vivons donc dans un État de droit démocratique. Voire
?!!
Système politique actuel
:
Tout d’abord, pour éviter tout malentendu, l’adjectif
politique n’a rien à voir avec les partis politiques mais, il qualifie : “L’Organisation et l’exercice du pouvoir dans une société organisée, le gouvernement
d’un état.”
Donc, puisque nous sommes, paraît-il, dans un état de droit
démocratique :
- Dans une démocratie, la souveraineté appartient à
l’ensemble des citoyens, c'est-à-dire que le pouvoir appartient au peuple.
- Et, dans un État de droit, la société est régie par des lois qui doivent,
évidemment, être les mêmes pour tous et s’appliquer à tous.
Dans une
société démocratique, les lois doivent donc répondre aux vœux des citoyens , tout en protégeant ses
minorités et, s’imposer à tous.
Notre système politique
répond-t-il à ces critères ?
- Les lois qui nous régissent répondent-elles aux vœux de
la majorité ?
- Existe-t-il une autorité suffisamment forte pour les faire respecter, par
tous, sur un territoire ?
Comment sont établies les lois
?
C’est défini par la constitution ( qui est le sommet de la
hiérarchie des normes juridiques) ; elles sont votées par le parlement qui discute deux sortes de
textes :
- Les propositions de lois émanant des parlementaires et,
- Les projets de lois,
émanant du gouvernement.
À cela, il convient d’ajouter les règlements européens qui
s’imposent aux États membres sans qu’il soit besoin que leurs parlements respectifs ne les
enregistrent.
Les propositions de lois :
Bien que la dernière modification de la constitution augmente un peu les
possibilités pour les parlementaires de proposer des lois et, surtout, de les faire figurer à
l’ordre du jour, le droit d’initiative du parlement reste assez anecdotique tant par le nombre que
par la portée des textes adoptés. On laisse les parlementaires s’amuser avec ce qui ne mange pas de
pain (par exemple réglementer le devenir des cendres des incinérés). Et de plus, les décrets
d’application ne sont pas toujours pris.
Les projets de lois
:
Ils représentent l’immense majorité des lois votées par le
parlement. Ils sont donc présentés par le gouvernement mais, nombre d’entre eux ne sont que des
transcriptions de directives européennes et ont donc été, en réalité, élaborés par l’UE. Dans ce
cas, dans le cas de transcriptions de directives européennes, on ne peut pas vraiment considérer
que le parlement discute le texte puisque la transcription est une obligation
constitutionnelle.
Plutôt que de
distinguer les projets de lois des propositions de lois, il apparaît donc plus pertinent de faire
la distinction entre :
- Les lois qu’on pourrait appeler
‘’Franco-françaises’’ discutées et ratifiées par nos représentants nationaux et,
- Les lois qu’on pourrait appeler ‘’Euro-françaises’’ élaborées, discutées,
établies au sein de l’UE et, enregistrées par nos représentants nationaux.
En réalité, nous sommes face, non pas à un mais, à deux systèmes
politiques différents : un système politique français et, un système politique
européen
- Le système politique
français, réglé par la constitution, organise la société avec des lois discutées et
ratifiées par nos parlementaires nationaux.
- Le système politique
européen, réglé par les traités, organise la société avec des directives ou des règlements
ratifiés conjointement par le conseil de l’UE et, le parlement européen, puis, enregistrés par nos
parlementaires. Mais puisque aucun traité ne peut être ratifié si certaines de ses dispositions
sont contraires à la constitution, ce devrait donc être, dans ce cas également, la constitution qui
règle ce système politique. Certes !… Mais, comme plusieurs des dispositions des traités européens
(TICE et TSFUE) étaient contraires à la constitution on a inscrit dans celle-ci l’Article 88-1.
Article 88-1 La République participe aux Communautés
européennes et à l’Union européenne, constituées d’États qui ont choisi librement, en vertu des
traités qui les ont instituées, d’exercer en commun certaines de leurs compétences. Elle peut
participer à l'Union européenne dans les conditions prévues par le traité établissant une
Constitution pour l'Europe signé le 29 octobre
2004
|
Par la grâce de
cet article, toute disposition prise conformément aux traités européens est réputée conforme à la
constitution ; de ce fait, c’est à la cour européenne de justice (et, plus au conseil d’état) de
juger si une décision est conforme aux traités et donc à la constitution. [ ci-dessous un exemple
].
Avons-nous l’assurance que ces deux systèmes organisent la société selon la volonté du
peuple ?
Système politique français
:
Les lois étant élaborées discutées, ratifiées par des représentants
français, elles reflètent, sans nul doute, leur volonté.
Mais, cette volonté des élus est-elle
la même que celle des citoyens qui les ont élus ?
On pourrait le
croire mais, notre système politique est réglé par la constitution qui stipule… -article 27- Tout
mandat impératif est nul. Ainsi, nos représentants peuvent, dès le lendemain de leur élection,
trahir leurs engagements et faire exactement le contraire de ce à quoi ils s’étaient
engagés.
Nous ne sommes donc pas représentés, comme des adultes
responsables, par des mandataires tenu d’exécuter les volontés de leurs mandants mais comme des
mineurs ou des incapables, par leurs tuteurs.
Nous pensons élire des
représentants, nous choisissons de tuteurs, des maîtres !
Système politique européen :
Dépeindre dans le
détail les mécanismes de prises de décisions de l’UE serait trop long et, ce n’est pas mon propos,
je me contenterais donc du mécanisme le plus fréquent et, heureusement le plus démocratique :
La co-décision :
Tout d’abord, il faut rappeler que le Parlement
Européen n’a aucun droit d’initiative (quel que soit d’ailleurs le processus envisagé). Les
directives sont donc élaborées par la commission, elles doivent ensuite obtenir la majorité au
Parlement Européen et au conseil (dans la plupart des cas mais, le conseil doit parfois se
prononcer à la majorité qualifiée ou, à l’unanimité).
Les
directives doivent donc, en général, obtenir une double majorité : majorité d’États au sein du
conseil (9 configurations) et majorité de députés européens. Ce qui est une bonne chose ! Encore
faut-il tenir compte que tous les États membres n’ont pas un poids égal au sein du
conseil.
Il n’empêche, pour ce qui nous concerne, qu’une
directive à laquelle seraient opposés une majorité de nos députés européens et notre représentant
au sein du conseil nous serait tout de même imposée pour peu qu’elle obtienne cette double
majorité. Et, qu’elle devrait, obligatoirement être transcrite en droit français par notre
parlement.
Or les transcriptions de
directives européennes représentent 80% des textes votés par le parlement.
En volume ce sont donc majoritairement les directives
européennes qui organisent notre société !
Et par leur portée ?
Il serait de peu d’importance que de nombreuses lois contraires à notre volonté nous soient
imposées si elles ne concernaient que des aspects mineurs de notre société.
Dans quels domaines avons-nous abdiqué de notre souveraineté au profit de l’UE
?
Ben justement, pratiquement dans tous !
Comme
les compétences de l’UE n’ont pas été clairement définis : en dehors de la politique extérieure, de
la défense et, dans une certaine mesure, de la politique sociale, l’UE est souveraine dans
pratiquement tous les domaines.
Sa souveraineté n’est limitée (
?) que par le principe de subsidiarité. Depuis le calibre et la cambrure
des bananes jusqu’à l’organisation des marchés de plein air ou, les normes des fosses septiques,
l’UE réglemente tout !
Subsidiarité:
Selon le «principe de subsidiarité»,
les décisions de l'Union européenne doivent être prises aussi près que possible du citoyen. L'Union
n'agira donc que si son action est plus efficace qu'une action entreprise au niveau national,
régional ou local, sauf si le domaine concerné relève de sa seule
compétence. |
Aussi bien par leur nombre
que par leur portée ce sont les directives européennes
qui régissent la plus grande part de notre société
De plus, nos représentants européens n’ont, pas plus que nos représentants
nationaux, de mandat impératif, ils sont donc libres de trahir leurs engagements. On ne peut pas
considérer que ces deux systèmes politiques garantissent que les lois correspondent à la volonté du
peuple.
Au moins, sommes nous, réellement dans un état de droit
? Existe-t-il un territoire où une autorité est suffisamment puissante pour imposer à tous le
respect des lois ?
Pour cela, l’UE s’est dotée d’outils
indispensables. Elle dispose d’un marché unique –l’espace européen-, d’une monnaie unique et, grâce
aux transferts de souveraineté, les directives européennes s’imposent aux États membres. Elle est
suffisamment puissante pour qu’aucune puissance, étrangère ou financière, ne puisse prétendre
contrevenir, sur son territoire, à ses décisions.
Mais, l’UE
s’est liée les mains en décidant que son marché serait ouvert et que la concurrence y serait libre
et non faussée. De ce fait, il est possible de produire n’importe où ce que l’on désire écouler sur
le marché unique ; il devient même indispensable, en raison de la concurrence, de produire là où
les contraintes fiscales et sociales sont les moins élevées. Ce sont donc les puissances
financières ou étrangères qui imposent à l’UE d’édicter des règles qui leur sont les plus
favorables.
Par ce simple principe (mais qui constitue l’alfa et
l’oméga de la philosophie européenne) : “le marché ouvert où la concurrence est libre et non
faussée” l’UE a donc renoncé à ce qui constituait son objectif annoncé : rendre ses États membres
plus puissants ! Elle s’est mise à la botte de puissances privées ou étrangères qui, en
délocalisant leurs productions, ne sont régies que par leurs propres intérêts. On ne peut donc
considérer que ce sont les règles de l’UE qui organisent la société en son sein.
De plus, on le voit à l’heure actuelle, les États membres peuvent s’exonérer
des règles communes (déficits ou subventions) sans que l’UE ne prenne les moyens d’y remédier. Les
lois de l’UE ne s’imposent qu’aux citoyens et, les puissants ont toute liberté de ne pas s’y
soumettre. Peut-on parler, dès lors que la loi ne s’applique pas à tous, d’un état de droit
?
Le système politique
actuel, dans la mesure où l’on considère qu’il organise le pouvoir et son exercice, ne le fait pas
dans le sens d’un état de droit démocratique ! Nos lois étant écrites par les forts, les riches,
les maîtres ou, par ceux qui sont à leurs ordres, la puissance, la richesse, l’autorité de l’État
sont mises à leur service et, de plus, ils se sont réservé la possibilité de s’en exonérer.
@JeanG Edité par Le Messager, le 04/10/09 à 09:04 | Commenter l'article58 g 7 commentaire(s)g Lire les commentaires
|
|
|
|
>> Association
Sciences et Techniques
Journal Officiel du 14 juin 2003

-----------
NWS offre à ses sociétaires des solutions simples pour être présents
sur internet. NWS c'est le Web convivial et sans souci.
-----------
Contactez-nous,
*©Hubert Plisson
|
|
LES LIBRES PROPOS
A
vous de nous en dire.. de nous les envoyer pour parution; - Couriel
|
"Les peuples n'ont jamais que le degré
de liberté que leur audace conquiert sur la peur" - Stendhal |
".. Respectueux de toutes
les idées, dans la tolérance et la différence de l'autre: Que le
dialogue s'engage ; que les idées se discutent; qu'elles se
contestent; qu'elles vivent.."
|
|
|