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CHRONIQUE DU FOURBE
nCahier 1

La chronique du Fourbe
- Tome 5, acte 5

nA naïf, naïf et demi…
@Pangloss

La chronique du Fourbe
- Tome 5, acte 4

nTaxes à gogo, et
manipulations

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La chronique du Fourbe
- Tome 5, acte 3

nVociférations et
concours de nombrils

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La chronique du Fourbe
- Tome 5, acte 2

nLe sacre de Sarkokassa
1ier

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La chronique du Fourbe
- Tome 5, acte 1

nLe Déci-Maître
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La chronique du Fourbe
- Tome 4, acte 23

nLa stratégie du bunker
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La chronique du Fourbe
- Tome 4, acte 22

nGuerre des gangs
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La chronique du Fourbe
- Tome 4: acte 21

nRetenez-moi, ou je
fais un malheur !

Le Messager

La chronique du Fourbe
- Tome 4: acte 19

nEtat de siège
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La chronique du Fourbe
- Tome 4: acte 18

nLe partage du
saucisson

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CHRONIQUE DU FOURBEgArticle n°312.1g04/10/09g08:16gEditeur : Panglos
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La chronique du Fourbe - Tome 5, acte 5

A naïf, naïf et demi…


Le Fourbe n’en décolérait pas : comment ! les banquiers distribuaient des cadeaux Bonux à leurs corsaires financiers, et il n’était même pas au courant ? Retenez-moi, ou je fais un malheur ! Depuis qu’il était chez belle-maman au cap Nègre, à régenter ses tinettes, on lui cachait tout ! on ne lui disait rien !Aussi avait-il saisi son cornet à babils pour apostropher la Marquise de La Garde, afin qu’elle les sermonnât, ou fit semblant de le faire..

___________________________ Ecrit le 31.08.2009 ___________ Par Pangloss _____


Et, revenant en son castel du Faubourg Saint Honoré, il les avait même mandés, toutes affaires cessantes, pour leur dire le fait du Prince, et les gourmander d’importance. C’est du moins ce qu’avaient claironné les gazetiers dévots, car dans le vrai, il s’était montré d’une exquise courtoisie, pas un mot plus haut que l’autre : Allez, et ne pêchez plus…

Les banquiers lui avaient tout de même cruellement ri au nez, puisque le G20 leur avait donné blanc seing pour continuer comme avant, et maintenant qu’ils étaient renfloués, ils n’en feraient qu’à leur tête.

On reprenait donc les mêmes et on recommençait, jusqu’à la prochaine…
C’est-à-dire qu’il ne fallait point trop effaroucher ces bougres de financiers qui étaient les soutiens du régime.
Le Fourbe leur avait signé un chèque en blanc, les sauvant de la ruine sans exiger la moindre contrepartie.
Comme la présence de l’Etat au sein du conseil d’administration.

C’eût été d’un mesquin…

C’était pourtant de bonne guerre : quand une banque renfloue son concurrent en faillite, elle en prend le contrôle. Mais là, le Fourbe confortait les faillis à leur poste, et couvrait d’or public les aventuriers par qui le désastre était arrivé. Avec une étrange complaisance, le verdoyant Cohn-Bendit le taxait de naïveté. Naïf ? vraiment ? était-ce le mot juste ?

Le Fourbe était-il un vrai naïf, ou bien était-ce une fausse naïveté de nous le faire croire ? Chez le Fourbe, rien n’était laissé au hasard, tout était calculé, mis en scène, supputé, combiné. Et le sieur Cohn-Bendit était bien crédule de le croire. A moins qu’il ne nous prit pour des naïfs.

Hibernatus Rocard était-il naïf, quand il parlait de désintéressement et d’intérêt National, alors qu’il se vendait pour un plat de lentilles même pas ministérielles ?



Mais le Fourbe avait su flatter sa vanité. Etait-ce la seule vanité, ou la soif inextinguible du pouvoir qui les poussait tous à vouloir se sacrifier, en vendant même leur âme pour y parvenir ?



Bien qu’elle prît des postures hautaines, la panique de se retrouver face au Vrai Peuple gagnait la sarkosie. C’est qu’il allait falloir assumer le désastre. Ses baladins pouvaient toujours sonner de l’oliphant et annoncer la reprise à tous les carrefours, plus personne n’y croyait. Même les gommes à effacer le chômage n’y suffisaient plus, et la Marquise de La Garde avait beau consulter les astres, elle ne voyait toujours pas le bout du tunnel

Le Vicomte Villiers-du-bois-joli-dont-on-fait-les-flûtes ralliait la sarkosie, dont il disait pourtant pire que pendre.
C’est que les principes sont une chose admirable, mais l’intendance l’est encore plus.
Quoiqu’on ne sût au juste qui, de lui ou du Fourbe, allait à Canossa.
Car si Monsieur le Vicomte allait à la soupe, le Fourbe raclait les fonds de tiroir.
Certes, le nouveau redécoupage lui assurait sans vote, trente nouveaux députés, mais…serait-ce suffisant ?

Les élections Européennes l’avaient vu sans réserves, et, sans la chicane qui dispersait ses opposants, c’en était fait de lui. Et il aurait bien besoin des voix du Vicomte, et de celles de Nemrod Nihous, qui lui apporterait dans sa corbeille de noces les voix des arquebusiers du Dimanche.

Quoique… il était aussi hasardeux de vendre la peau de l’ours, que les voix des arquebusiers…

Dans le camp Huguenot, on rejouait du Labiche : Embrassons-nous, Folleville. A la Rochelle, les bretteurs d’hier se donnaient l’accolade, bras-dessus, bras-dessous, comme des amis de trente ans. Mais c’est qu’ils étaient bien capables de se rabibocher pour de bon, ces parpaillots du diable !

Sous ses airs de matamore, le Fourbe en avait des sueurs froides. Il avait beau prophétiser le naufrage du parti Huguenot, et lui faire chanter des absoutes, rien n’y faisait. Que le camp d’en face cessât de s’étriper, et il était flambé sans lard.

La Rose du Ch’nord, avait rameuté ses bataillons, et Ô miracle, taillait enfin des croupières au Fourbe. Même Dame Ségolène restait étonnamment discrète en son babil, se contentant de dénoncer la mascarade de l’impôt carbone, au grand dam du verdoyant Cohn-Bendit qui en verdissait de rage.

Certes, Hibernatus Rocard en porterait l’opprobre, mais ce nouvel impôt sarkosien ne passait pas auprès du Peuple. Et l’écologie valait mieux que cette manigance, qui prostituait la cause des verdoyants au renflouement des caisses sarkosiennes.

@Pangloss

Edité par Panglos, le 04/10/09 à 08:17


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