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CHRONIQUE DU FOURBE nCahier 1
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| CHRONIQUE DU FOURBEgArticle n°312.1g04/10/09g08:16gEditeur : Panglos Commenter l'article: 312 g 6 commentaire(s) g Lire les commentaires
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La chronique du Fourbe - Tome 5, acte 5
| A naïf, naïf et demi…
Le Fourbe n’en décolérait pas : comment ! les
banquiers distribuaient des cadeaux Bonux à leurs corsaires financiers, et il n’était même pas au
courant ? Retenez-moi, ou je fais un malheur ! Depuis qu’il était chez belle-maman au cap Nègre, à
régenter ses tinettes, on lui cachait tout ! on ne lui disait rien !Aussi avait-il saisi son cornet
à babils pour apostropher la Marquise de La Garde, afin qu’elle les sermonnât, ou fit semblant de
le faire..
___________________________ Ecrit le
31.08.2009 ___________ Par Pangloss
_____
Et, revenant en son castel du Faubourg Saint Honoré,
il les avait même mandés, toutes affaires cessantes, pour leur dire le fait du Prince, et les
gourmander d’importance. C’est du moins ce qu’avaient claironné les gazetiers dévots, car dans le
vrai, il s’était montré d’une exquise courtoisie, pas un mot plus haut que l’autre : Allez, et ne
pêchez plus…
Les banquiers lui avaient tout de même cruellement ri au nez, puisque le G20
leur avait donné blanc seing pour continuer comme avant, et maintenant qu’ils étaient renfloués,
ils n’en feraient qu’à leur tête.
On reprenait donc les mêmes et on recommençait, jusqu’à
la prochaine…
C’est-à-dire qu’il ne fallait point trop effaroucher ces bougres de financiers
qui étaient les soutiens du régime.
Le Fourbe leur avait signé un chèque en blanc, les sauvant
de la ruine sans exiger la moindre contrepartie.
Comme la présence de l’Etat au sein du conseil
d’administration.
C’eût été d’un mesquin…
C’était pourtant de bonne guerre :
quand une banque renfloue son concurrent en faillite, elle en prend le contrôle. Mais là, le Fourbe
confortait les faillis à leur poste, et couvrait d’or public les aventuriers par qui le désastre
était arrivé. Avec une étrange complaisance, le verdoyant Cohn-Bendit le taxait de naïveté. Naïf ?
vraiment ? était-ce le mot juste ?
Le Fourbe était-il un vrai naïf, ou bien était-ce une
fausse naïveté de nous le faire croire ? Chez le Fourbe, rien n’était laissé au hasard, tout était
calculé, mis en scène, supputé, combiné. Et le sieur Cohn-Bendit était bien crédule de le croire. A
moins qu’il ne nous prit pour des naïfs.
Hibernatus Rocard
était-il naïf, quand il parlait de désintéressement et d’intérêt National, alors qu’il se vendait
pour un plat de lentilles même pas ministérielles ?
Mais le Fourbe avait su flatter sa vanité. Etait-ce la seule vanité,
ou la soif inextinguible du pouvoir qui les poussait tous à vouloir se sacrifier, en vendant même
leur âme pour y parvenir ?
Bien qu’elle prît des postures hautaines, la panique de se retrouver
face au Vrai Peuple gagnait la sarkosie. C’est qu’il allait falloir assumer le désastre. Ses
baladins pouvaient toujours sonner de l’oliphant et annoncer la reprise à tous les carrefours, plus
personne n’y croyait. Même les gommes à effacer le chômage n’y suffisaient plus, et la Marquise de
La Garde avait beau consulter les astres, elle ne voyait toujours pas le bout du tunnel
Le
Vicomte Villiers-du-bois-joli-dont-on-fait-les-flûtes ralliait la sarkosie, dont il disait pourtant
pire que pendre.
C’est que les principes sont une chose admirable, mais l’intendance l’est
encore plus.
Quoiqu’on ne sût au juste qui, de lui ou du Fourbe, allait à Canossa.
Car si
Monsieur le Vicomte allait à la soupe, le Fourbe raclait les fonds de tiroir.
Certes, le
nouveau redécoupage lui assurait sans vote, trente nouveaux députés, mais…serait-ce suffisant
?
Les élections Européennes l’avaient vu sans réserves, et, sans la chicane qui dispersait
ses opposants, c’en était fait de lui. Et il aurait bien besoin des voix du Vicomte, et de celles
de Nemrod Nihous, qui lui apporterait dans sa corbeille de noces les voix des arquebusiers du
Dimanche.
Quoique… il était aussi hasardeux de vendre la peau de l’ours, que les voix des
arquebusiers…
Dans le camp Huguenot, on rejouait du Labiche : Embrassons-nous, Folleville.
A la Rochelle, les bretteurs d’hier se donnaient l’accolade, bras-dessus, bras-dessous, comme des
amis de trente ans. Mais c’est qu’ils étaient bien capables de se rabibocher pour de bon, ces
parpaillots du diable !
Sous ses airs de matamore, le Fourbe en avait des sueurs froides.
Il avait beau prophétiser le naufrage du parti Huguenot, et lui faire chanter des absoutes, rien
n’y faisait. Que le camp d’en face cessât de s’étriper, et il était flambé sans lard.
La
Rose du Ch’nord, avait rameuté ses bataillons, et Ô miracle, taillait enfin des croupières au
Fourbe. Même Dame Ségolène restait étonnamment discrète en son babil, se contentant de dénoncer la
mascarade de l’impôt carbone, au grand dam du verdoyant Cohn-Bendit qui en verdissait de
rage.
Certes, Hibernatus Rocard en porterait l’opprobre, mais ce nouvel impôt sarkosien ne
passait pas auprès du Peuple. Et l’écologie valait mieux que cette manigance, qui prostituait la
cause des verdoyants au renflouement des caisses sarkosiennes.
@Pangloss Edité par Panglos, le 04/10/09 à 08:17 | Commenter l'article312 g 6 commentaire(s)g Lire les commentaires
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Sciences et Techniques
Journal Officiel du 14 juin 2003

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La chronique
du Fourbe fait suite à la chronique du
Roué
- de
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- Plébiscitons Pangloss... sa modestie en souffrît
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