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| ACTUALITESgArticle n°428.1g28/07/06g00:13gEditeur : Fungui82 Commenter l'article: 428 g 29 commentaire(s) g Lire les commentaires
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Rendons à Lionel ce qui est à Jospin (3)
| Les enjeux du choix du candidat ! Gagner une élection ne se résume
pas à emporter une victoire sur l'adversaire politique. Derrière cette élection d'autres enjeux
sont capitaux, non seulement sur le respect de l'intention annoncée bien entendu, mais aussi sur
l'assurance de la confiance de la majorité législative dont on héritera, avec en cas de pluralité
celle des alliés de la majorité politique constituée, puis en fin de parcours un bilan qui jugera,
mais également la continuité des nécessaires alliances et repéres politiques pour
l'avenir...
_____________________________________________- Par Fungui82 ___
Distinction
Comme dit dans un article précédent, un chef
d'état se doit d'être impartial, non idéologique, tout en respectant la sensibilité de laquelle il
se réclame et porte les espérances. Ceci demande une nouvelle fois des précisions, compte tenu de
l'apparente contradiction : impartialité de la fonction - couleur politique de l'élu. Il convient
de situer ces qualificatifs dans la définition qui doit être la leur. Impartialité de la fonction
suppose l'équité et le respect républicain pour tous les citoyens. Couleur politique suppose le
désir d'une direction politique. Ainsi le peuple peut choisir un élu parmi la tendance politique
qui porte ses espérances économiques et sociales, tout en lui apportant sa confiance pour
l'arbitrage. Cet élu en porte les aspirations, mais en respectant l'équité de par sa fonction
d'arbitre supréme. En rappellant une nouvelle fois également, que c'est au gouvernement, aux élus
de la nation d'appliquer concrétement la politique souhaitée majoritairement par le peuple. Cette
distinction des fonctions étant rappelée, sans faire abstraction des légitimes sensibilités des
candidats, abordons le sujet des conséquences qu'elles entrainent.
Positionnement dans l'échelle politique et alliances
électorales
Le parti socialiste,
historiquement, a toujours été classé à gauche de l'échiquier politique. Toutes les responsabilités
qu'il a obtenu, l'ont été majoritairement par la confiance des électeurs de gauche, ses alliances
éventuelles avec des partenaires placés eux aussi à gauche de l'échiquier politique. Pourtant il
existe au parti socialiste, de façon historique aussi, deux tendances majeures. L'une attachée à un
positionnement ferme à gauche, l'autre désireuse d'une ouverture vers le centre. Inutile de nier
cette seconde tendance en jouant sur les mots ou les interprétations comme c'est trop souvent le
cas, cette réalité porte une dénomination également historique : "le concept de troisiéme force".
Et les synthéses qui sont la marque de la diversité et de la capacité du parti socialiste, à
gommer, entre-autres, ces différences de tendance, ne saurait nier leur existence. Mais, au delà,
des différences d'appréciations politiques de ces deux tendances et de leur positionnement par
rapport au socialisme, il est d'évidence que le positionnement du parti socialiste sur l'échiquier
politique s'est toujours maintenu à gauche, sur à minima une synthése favorable à cette tendance
résolument orientée à gauche.
Un repositionnement de la politique du parti socialiste, sous
l'impulsion d'une tendance qui voudrait changer cet ordre établi en ouvrant la voie à des compromis
avec le centre, compromettrait irrémédiablement le positionnement du parti socialiste à gauche. Ses
alliés naturels le refuseraient sans équivoque, se tourneraient alors vers les espoirs et le
fondement d'une autre alliance de gauche. Ce faisant, privé de ses alliés naturels, le parti
socialiste devrait rechercher d'autres alliances au centre, le repositionnant par voie de
conséquence au centre de l'échiquier et non plus à gauche, et ce même s'il continuait à s'en
réclamer opportunément.
Le choix crucial du
candidat
On me répliquera que je ne fais que
développer dans le chapitre précédent, une évidence connue, que chacun a toujours su apprécier.
Sauf, qu'il était nécessaire de le rappeler à un moment qui me semble crucial, celui du choix du
candidat, qui pour la première fois par la diversité de ce choix et par cette campagne interne qui
a déjà commencée sans vraiment le dire, n'a jamais autant mis en évidence ces deux sensibilités
différentes, présentes au sein de nôtre parti, la volonté de les démarquer. Ce sont les voix de
gauche qui ont manqué en 2002, il conviendrait donc de démontrer que le Parti Socialiste est un
parti de gauche, de démentir sans équivoque son inflexion vers une politique centriste, cause de
l'amalgame récurrent droite-gauche. D'autant que la dure campagne du TCE n'a pas contribué c'est le
moins que l'on puisse dire, à démentir cet amalgame. Instiller le doute (ou la certitude), d'une
inflexion vers une politique de centre voire social-libérale, éloignerait non seulement la
possibilité mais également la crédibilité, la faisabilité, d'une alliance plurielle de gauche. Ne
perdons jamais de vue, que si les état-majors des partis désirent partir à la bataille en ordre
dispersé, les électeurs, eux, jugent de la validité de ce choix en fonction de divers éléments. Ce
jugement influençant le réflexe de "vote utile". Donner l'impression d'une inflexion d'orientation
ou de mépris des partenaires politiques, accrédite ce choix de partir seul à la bataille, et donc
la non pertinence d'un "vote utile".
Graves
méprises entretenues
Coté programme, sur les
commentaires et les différences d'appréciations que distillent les candidats, je n'invoquerai pas
le même constat de divergences dû au tri sur son contenu, comme certains candidats s'empressent de
le faire, puisqu'à mes yeux, je considére que, de nouveau, on brouille les cartes entre la finalité
d'un programme politique destiné à un gouvernement et un programme de candidat qui se doit d'être
autonome et non partisan. L'entretien d'une grave méprise, qui contribue d'ailleurs à
décrédibiliser le message du PS, sur la nécessaire distinction, entre présidence et gouvernement.
Ce qui soit dit au passage est un reproche constant, effectué à l'endroit de l'actuel président de
la république, qui sort si souvent, ne serait-ce que du cadre moral, de ses attributions. Une autre
encore plus grave méprise entretenue, est que la popularité des sondages, vaudrait popularité tout
court. Aujourd'hui comme hier, c'est une illusion de croire que les "voix" des sondages, se
transformeront en voix électorales dans l'urne. Une "opinion favorable", se base sur plusieurs
facteurs. Lorsqu'ils sont basés sur des thèmes chers aux sensibilités de droite, il est évident
qu'il procurent un renfort d'opinions favorables venant de ces sensibilités. Mais sans plus.
Espérer que les voix centristes par exemple, se détourneront du candidat qui les portent, au motif
que leurs thèmes seraient mis en valeur par un autre candidat, est une énorme erreur. Le risque est
grand au contraire, d'amplifier à l'autre bout, la confusion, la perte des voix de gauche, de
perdre l'effet "vote utile" instruit par la défaite de 2002.
Politique et moralité électorale
On ne peut pas satisfaire les besoins d'appuis de ses partenaires et des
électeurs pour gagner une bataille électorale, en se dédouanant du devoir de vérité et de
sincérité. C'est aller à terme vers le désabusement de l'électorat de gauche au premier chef et,
surtout, de celui des citoyens. A l'autre extrémité, se servir des désillusions antérieures et du
devoir de vérité, pour infléchir opportunément une ligne politique de gauche, de justifier une
inflexion politique prétendument inévitable, ne serait-ce qu'à des fins de récupération électorale,
porterait la même honte que ceux qui véhiculent leur arguments mensongers, du genre : "le
libéralisme est inéluctable", "la France est un pays irréformable", etc. Non ! Contrairement à la
droite qui a opportunément promis la baisse des împots et a fait le contraire, taxé un maximum
inédit (tabac, carburants) tout en renvoyant les charges de l'état vers les régions et ce qui est
le plus fort en augmentant la dette de l'état et en frappant les acquis sociaux, la gauche de
Lionel Jospin a ramené le déficit du PIB au plus bas, tout en diminuant les prélévements (vignette,
taxes professionnelle, impots locatifs...), rendu à l'équilibre les caisses des régimes sociaux, en
amplifiant la justice sociale ( CMU, prime pour l'emploi, APA...). On mesure la dimension de
l'écart de la vision des réformes à effectuer, en comparant ces seuls exemples. Dans la même veine,
substituer les affligeants propos de la droite sur les supposées fénéantise des français (Raffarin
et consorts), philosophie du gaspillage, refus systématique de se remettre en question (
Villepin)destinés à cautionner les reculs sociaux, ou comme Sarkozy jouer sur les peurs et le
populisme outrancier, substituer disais-je, pour contrer ces arguments politiques ineptes et
insultants, user d'un language qui tend à les avaliser pour partie, à des fins de la concurrencer
pour ratisser large... non ! Les valeurs du travail, de l'économie et du civisme, que portent les
citoyens, n'ont pas besoin d'être caressés dans le sens du poil populiste de récupération. Et non !
Il suffit ! En aucun cas la gauche n'a à s'intruire un procés de gaspillage, de manquements sur les
réformes ou de manquements sur l'insécurité, pour paraître exister face aux effets négatifs du
populisme électoral outrancier de la droite, qui n'a qui plus est, EN RIEN réussi dans ces
domaines.
Le mépris d'un
bilan
Devant les attaques violentes de la
droite depuis 2002 sur la législature de Lionel Jospin, il est un devoir de mémoire oublié, encore
plus consternant que celui de sa dévalorisation par ses partenaires de la gauche plurielle. Le plus
emblématique par la persévérance et la violence des attaques de la droite de ce devoir de mémoire
fût rapidement sur celui des 35 h. Martine Aubry dû monter au front, seule, pendant de longues
années pour défendre sa réforme. Je me devais de souligner ceci, tant à l'époque j'avais déjà écris
mon écoeurement, sur ce "lachage par abstention" consternant. Je n'irais cependant pas jusqu'à
suggérer : "Est-ce parce que c'était une femme ?", vu que depuis, la généralisation des 35 h
inscrite dans le programme du Parti Socialiste, semblent être pleinement réhabilitée et acceptée en
atout électoral. Y compris pour ceux ou celles qui rasaient les murs à la seule évocation des 35 h,
pour ne pas avoir à la défendre, dans ces torrents d'attaques revanchardes et populistes, que la
droite mettaient en scène. Comme quoi la mémoire peut parfois revenir au moment opportun.
Le
parti Socialiste, qui avait, mois aprés mois, tous les atouts pour faire du bilan de la législature
de Lionel Jospin un contre-exemple permanent en regard de la politique de la droite, le défendre
pied à pied pour, avec cette aide, démystifier, non seulement une mystification permanente de la
politique de la droite, mais aussi batir, fédérer un mouvement de culture politique basé sur les
valeurs de la sincérité, de l'honnéteté à l'égard des citoyens, n'a pas su ou pas voulu l'utiliser
pleinement. C'est ainsi que l'on a tué un bilan, mais aussi un atout pour cette volonté affichée de
rester au pouvoir durablement, en donnant l'impression de le renier, de repartir de zéro. Ce qui
est apparu comme un déni de l'action passée, avec au bout une nouvelle bataille des envolées
lyriques des principes, qui en dévalorisant le passé ne fait que péréniser les doutes du style :
"pourquoi aujourd'hui et pas hier". La nécessité de faire un inventaire critique loyal, ne signifie
pas : noyer le bébé avec l'eau du bain. Encore que pour les ambitions de quelques uns, il
semblerait que ce leur soit nécessaire, pour se valoriser à vil prix.
Conclusion
Avec ces trois articles, j'ai tenté en tant que simple militant et avec mes
appréciations de simple militant ouvrier, de démontrer combien Lionel Jospin ne méritait pas une
telle campagne de dénigrement, combien il n'avait pas démérité.
Pendant sa législature, il
a défendu pied à pied sa majorité plurielle contre les attaques de la droite, combattu une droite
féroce et sans vergogne, malgré une gauche plurielle qui se divisait, se concurrencer parfois même
aux affaires, des attaques de certains membres de son propre parti.
Durant la campagne
électorale pour la présidentielle de 2002, il dût faire face à une campagne populiste et indigne de
la droite, portée et amplifiée par les médias, une gauche plurielle qui continuait de se déchirer,
de piétiner la législature à laquelle pourtant ils étaient pleinement associés, un candidat
dissident. Puis au soir du 21 avril un déferlement de dénigrement sans précédent, et ceci de tous
cotés.
Sa décision de retrait dans ces conditions, n'en était donc que plus que
justifiée.
Depuis son départ, face à une droite et un candidat qui porte un populisme et
un programme de rupture des plus inquiétants, la gauche est éclatée en fractions, en groupuscules
parfois. Au sein du Parti Socialiste la fracture des édiles n'a cessée de s'agrandir à en devenir
béante, la campagne pour les candidatures s'annonce comme une lutte sans merci, fratricide, avec
tous les germes réunis pour une cohésion interne devenant irréconciliable, un danger latent de
scission, entretenus par une guerre des chefs permanente depuis 2002.
Seuls les militants
possédent entre leurs mains, le pouvoir de stopper cette funeste ascension, dans laquelle on tente
de les entrainer à des fins de pures ambitions.
En conclusion, j'appelle de tous mes voeux, Lionel Jospin à revenir pleinement dans
l'action au sein de nôtre parti, de se présenter à la candidature pour 2007.
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Fungui82 - militant de Tinqueux - 51, Co-fondateurs du site. Edité par Fungui82, le 28/07/06 à 00:50 | Commenter l'article428 g 29 commentaire(s)g Lire les commentaires
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>> Association
Sciences et Techniques
Journal Officiel du 14 juin 2003

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