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La chronique du Fourbe - Tome 5, acte 6
| Catch à quatre, ou les couillonneurs couillonnés
___________________________ Ecrit le 24.09.2009 ___________ Par Pangloss
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Décidément, le Fourbe avait bien du
souci avec Averell Portefeux. Etait-ce un excès de madiran sur la garbure ? à Seignosse, Averell
avait titillé un mahométan sarkosien (c’était une espèce rare, du genre merle blanc) sans prendre
garde que ses propos sonnaient étrangement, au diapason de ceux du Grand Blond avec deux bottes
noires.
Le Petit brun avec des talonnettes avait volé à son secours, disant
qu’il était aimable et gentil, son grand dépendeur d’andouilles, et qu’honni soit qui mal y pense !
tous des médisants !.
Alliot-Marie-la-Glace avait avalé pas moins de quatre
parapluies, avant de monter à la tribune pour dénoncer un horrible complot : On venait de découvrir
un kilo de sucre en poudre qu’un forçat dissimulait au fond de sa bastille! de quoi fabriquer une
bombe. Il ne manquait plus à l’Orsini en herbe que d’un puissant oxydant, et surtout des
connaissances nécessaires pour réaliser un mélange stœchiométrique, ce dont il paraissait bien
incapable. D’aucuns (sans doute, des Huguenots…) faisaient remarquer que le forçat pouvait tout
aussi bien sucrer son café avec ladite poudre, ce qu’ils faisaient eux-mêmes tous les matins.
Argument qu’Alliot-Marie la Glace avait balayé d’un revers de main : C’est un complot, vous dis-je
!
Des complots, la sarkosie en voyait partout, comme ce bredin qui envoyait des cartouches
vengeresses à tire-larigot, et que les argousins venaient d’arrêter, l’accusant de vouloir
arquebuser le Fourbe. Ce qui était plus facile à dire ou écrire qu’à faire, le Fourbe ne se
déplaçant plus qu’au milieu d’une forêt gendarmesque, pour que nul pue-la-sueur ne pût l’approcher
de trois lieues à la ronde.
On l’avait bien vu à l’hôpital Paul Brousse, à Villejuif, mis
en état de siège pour que le Foutriquet vienne y pérorer, ce qui avait coûté la bagatelle de 200
000 Euros. Même les malades n’avaient pu approcher, tant le Fourbe craignait le
Peuple.
Mais Anastasie Chabot en avait fait ses choux gras, repassant le sujet en boucle
sur ses étranges lucarnes.
Pendant ce temps, on ne parlait pas d’autre chose, comme de
cette insécurité, dont les chiffres des crimes de sang et des attaques à main armée explosaient au
nez du Fourbe. Ou du déficit budgétaire qui atteindrait 130 milliards, et révélait au grand jour la
banqueroute sarkosienne. Bien qu’édulcorés par des mains statisticiennement sarkosiennes, les
chiffres étaient têtus, et la crise avait bon dos.
Hibernatus Rocard commençait à se
demander (il n’est jamais trop tard) si le Fourbe n’était pas en train de le couillonner bellement,
dans cette histoire de la Taxe Carbone, où il porterait le chapeau du nouvel Impôt Rocard pendant
que le Fourbe se donnerait le beau rôle : Heureusement que j’étais là, pour abaisser à 17 euros la
taxe avec laquelle ce parpaillot de Rocard voulait vous étrangler ! Grâce à moi, cette taxe
Huguenote (hou, les vilains !) sera divisée par deux !
A l’UNESCO, nouveau camouflet pour
le Fourbe : Irina Bokova avait été préférée à son candidat Farouk Hosni, qui avait eu la fâcheuse
impudence de déclarer vouloir brûler tous les livres en Hébreu, ce qui ravivait d’épouvantables
souvenirs. Pourtant, cela n’avait pas la moins du monde ému le Fourbe, qui avait soutenu ce
Savonarole du Nil, et démontré son humanisme à double face.
Dame Bachelot avait beau
s’égosiller que la France était à l’agonie grippale, personne ne s’affolait. C’était désespérant !
Ah, c’était bien la peine de tout faire pour créer la panique ! Même les médicastres ricanaient,
disant qu’on nous prenait pour des jambons, ad Majorem Laboratorium Pharmaceticum Gloriam, mais que
le jour où viendrait véritablement Armageddon, plus personne ne le croirait…
Si, dans le
camp Huguenot, c’étaient des joutes de fiel et des giclées de vinaigre, dans le camp Papiste, après
la strychnine dans le ciboire et les bonbons à l’arsenic, on en était ouvertement à la hache
d’abordage et au couteau à désosser. Galouzeau le Fol contre le petit boucher de Neuilly. Dans tout
ce charivari, il manquait l’Arlésienne, le Roué, le filou Ex Machina dont personne ne parlait, mais
dont l’ombre planait sur tout. Et faute de pouvoir pendre le maître à son croc, à cause de cette
impunité prétendument constitutionnelle qui le protégeait lui-même, le Fourbe s’attaquait au valet.
Ce qui déchaînait le courroux Galouzien, prenant le Pays à témoin de cette sarkosade juridique qui
voulait le mener à l’échafaud.
Eh, quoi ? Le Fourbe était donc juge et partie, en tirant
les ficelles de cette pantomime ? Le procureur Marin, si habile à déprocurer sous le règne du Roué,
procurait maintenant à charge contre les ennemis de son nouveau maître, et blanchissait ses amis.
Comme dans l’affaire Pérol, où l’on découvrait la portée de la nouvelle manigance sarkosienne : La
suppression du juge d’instruction, qui amenait l’ancien Garde des sceaux Badinter à tonner contre
ce “premier acte d’une OPA de l’exécutif sur les affaires les plus importantes de la justice”.
“Supprimer le juge d’instruction, c’est affaiblir la Justice, et permettre au gouvernement de la
reprendre en main, en décidant qui serait jugé, et qui ne le serait pas.”
De surcroît, du
haut de son impunité constitutionnelle, le Fourbe venait de commettre une nouvelle sarkosade,
condamnant sans appel Galouzeau à être pendu à son croc de boucher. Ce Galouzeau lui faisait-il
tellement peur, qu’il en oubliât toute prudence oratoire ? L’affaire EADS paraissait dans le sac,
et la cause jugée avant la plaidoirie.
Pourtant, et même à cause de cet oukase qui était
le signal de l’hallali, le doute subsistait. Dans ce panier de crabes, qui manipulait qui ? Qui
était le couillonneur couillonné ? Galouzeau, qui voulait couillonner le Fourbe sur ordre du Roué ?
Ou bien le Fourbe qui feignait d’avoir été couillonné pour couillonner Galouzeau ? Les avocats de
Galouzeau s’étaient engouffrés dans la brèche…
Les Moutons de Panurge ne savaient plus sur
quel pied danser : Sur ordre de son maître, Judas Besson avait refusé d’appliquer une loi qu’ils
avaient votée à grand’ peine.
Mais, Grand Sachem, gémissaient-ils auprès du Fourbe, pourquoi
démantibuler vous-même cette loi sur les tests ADN que vous nous forçâtes à voter ? Nous passons
pour des couillons… Car tel est mon bon plaisir, mes bons gigots, de désarkozyser aujourd’hui ce
que je sarkozysais la veille, pour ma plus grand gloire, et ma fantaisie du
moment.
Lesdits gigots sarkosiens commençaient à trouver que la coupe était pleine. Ce
minus atrabilaire devenait incontrôlable, dans sa folie revancharde, et ils se doutaient bien que
les lendemains seraient terribles, quand il faudrait payer la faillite sarkosienne dont ils étaient
désormais comptables.
On ne parlait point là des sarkolâtrissimes, ceux du café du
commerce, où leur faux-nez leur donnait l’acrimonie de ceux qui n’ont plus rien à perdre, et qui
vibrionnaient au moindre pet du Fourbe, comme cette TVA des gargotiers qu’ils avaient encensée et
qui tournait à la farce pour les dindons qui y avaient cru. On parlait des Papistes connus, ceux
qui avaient honnêtement cru au triomphe de leurs idées, et que l’on voyait désormais raser les murs
depuis que le désastre était devenu certain. Plus personne n’osait avouer avoir voté pour le
Fourbe, ou alors, pour dire que le Fourbe ne les y reprendrait plus jamais. À croire qu’il avait un
électorat fantôme…
Ils le découvraient haineux, mégalomane et rancunier, petit jusque dans
ses vengeances, non pas de la petitesse de ses 1m63 (mais…chut ! c’était un secret d’état !) qui
importait peu, mais de cette petitesse dont le cinglait Beaumarchais : …il n’y a que les petits
hommes qui redoutent les petits écrits…
Pour l’heure, le Fourbe était allé gesticuler aux
Amériques, pour jouer dans la cour des grands. Il y avait été aidé par Dame Anastasie Chabot, qui
avait tant chabotisé les images qu’on aurait cru que le Fourbe était le centre du Monde, et
l’Univers sarkosien. Frère Pujadas, déférent comme à l’ordinaire, lui avait posé les questions de
ses réponses. Et comme à l’habitude, du vent…
Le foutriquet jacasseur s’était
autocongratulé, affirmant porter la France au bout de ses petits bras musclés. Il exigeait des
résultats pour tout, comme à Pittsburgh, s’en arrogeant par avance tout le mérite. D’autant que,
comme pour les autres G20, les vraies questions ne seraient pas posées… Les autres chefs d’Etats ?
peuh ! juste des comparses suivant ses directives.
La présidentielle de 2012 ? Il sauvait
le Monde et n’avait pas le temps de penser à ces bêtises. Tss ! Tss ! Oh le vilain mensonge…il ne
pensait qu’à ça !
Le Roi Obama ? il daignait lui accorder son satisfecit, quoique, à bien
y regarder, cet Obama là était bien vert, et bon pour des goujats …
Clotilde Reiss ? le
méchant Chah d’Iran jouait à la souris et au chat, mais le Fourbe bombait le torse : On allait voir
ce que l’on allait voir ! Tout comme avec l’Empereur de chine : les rodomontades de l’effet
d’annonce, pour mieux se coucher, quelques temps après. Mais pendant de longs mois et peut-être des
années, de sa geôle iranienne, Clotilde Reiss regarderait le ciel par-dessus le toit, si bleu, si
calme…
Sa visite au Brésil ? un triomphe, vous dis-je !
Il avait vendu (ou c’était
tout comme…) une trentaine d’aéronefs au Brésilien Lula.
Lequel Lula avait bien donné un accord
de principe, lors des embrassades rituelles.
Pour concrétiser, ce serait autre
chose…
Pourtant, à y regarder de plus près, le triomphe était plus étriqué, car (si la
vente se faisait) ce serait au prix d’un transfert des secrets de fabrication, car les aéronefs
seraient fabriqués à Rio. En somme, le Fourbe livrait au Brésil des secrets défense pour que
l’avionneur Dassault empoche les royalties, tandis que les emplois créés seraient
brésiliens…
Ayant suffisamment caressé son nombril, et tournant les talons, le Fourbe
était allé affûter son croc de boucher.
@Pangloss Edité par Panglos, le 04/10/09 à 08:58 | Commenter l'article547 g 5 commentaire(s)g Lire les commentaires
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Sciences et Techniques
Journal Officiel du 14 juin 2003

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